Le Proche et le Moyen Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre Mondiale

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Introduction : définir les termes du sujet, localiser et proposition d’accroche



Définitions et localisation :


Proche Orient = pays bordant la mer méditerranée
Moyen Orient = expression plus large popularisée par le stratège naval américain Alfred Mahan, englobant les pays du Proche-Orient plus d’autres. Expression à privilégier, cf. carte ci-dessous pour plus de détails.


Source : https://sites.google.com/site/prerils/cours/t---cours-de-terminale-1/histoire/le-proche-et-le-moyen-orient-un-foyer-de-conflits---cours-s-nouri

Propositions d’accroche :


On peut choisir une citation soulignant la complexité du territoire. En voici une liste non exhaustive :

« Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples » - Charles de Gaulle (Mémoires de Guerre, trois tomes parus dans les années 1950.)

I – Une région aux enjeux multiples :



A/ Des enjeux stratégiques :


- Le Proche et le Moyen-Orient = carrefour entre l’Europe et l’Asie depuis l’Antiquité. Voies maritimes essentielles que sont le détroit d’Ormuz, le détroit de Bab El Mandeb et le Canal de Suez (ce dernier a été vital pour l’Europe qui communiquait avec ses colonies asiatiques durant le 19ème siècle ; aujourd’hui c’est un passage stratégique pour l’exportation pétrolière).

- Le milieu naturel est relativement contraignant (déserts, montagnes, hauts plateaux) ce qui fait que la population se concentre dans les rares zones fertiles. Il y a donc de certaines inégalités territoriales => stress important sur les zones où se concentre la population. L’eau est surexploitée et ces espaces sont en situation de stress hydrique. Il y a donc un enjeu stratégique de taille = celui de posséder ces territoires avantageux comme la vallée du Nil et du Jourdain, du Tigre, de l’Euphrate, le littoral méditerranéen. Tensions permanentes autour du Tigre et l’Euphrate.

- Tensions au sujet du nucléaire : Israël a développé l’arme nucléaire, tandis que l’Irak en est suspecté. Compte tenu du climat tendu qu’il existe entre ces 2 Etats, la question de la présence de l’arme nucléaire est essentielle.

B/ Des enjeux culturels et religieux :


- Population diversifiée, ce qui implique une division linguistique et culturelle importante. Noter que les Kurdes sont apatrides (aucun Etat ne les reconnaît officiellement) et subissent discriminations et persécutions régulières. Le diagramme circulaire ci-dessous montre la répartition de ces populations sur le territoires en simplifiant.



- Existence de 3 religions monothéistes (judaïsme, christianisme et islam) et présence de 2 grandes villes saintes islamiques : La Mecque, Médine. Jérusalem est un cas particulier car c’est une ville sainte commune aux 3 religions. Il y a donc des tensions qui émergent de cette cohabitation difficile, notamment autour des lieux de culte. Depuis 1967, Israël a fait de Jérusalem sa capitale (après avoir conquis le territoire) ce qui suscite toujours de vives critiques (le fameux conflit israélo-palestinien).

- Le monde musulman est divisé entre sunnites (globalement majoritaires) et chiites (globalement minoritaires, mais majoritaires en Iran et Irak). Division au sein de la chrétienté également, en 11 communautés. Cette division au sein des courants religieux eux-mêmes sont eux aussi source de tensions.

C/ Des enjeux énergétiques :


- Enjeux majeurs tournent autour de l’exploitation du gaz et du pétrole. Le MO détient 2/3 des réserves pétrolières du monde, et 40% des réserves de gaz. L’exploitation du pétrole y est massive et intensive, au bénéfice des pays du Proche et Moyen Orient mais aussi à celui des grandes puissances internationales dominantes (Etats-Unis, Grande-Bretagne…) L’enjeu que constitue le contrôle de telles ressources est source de tensions ET de conflits.

- Eau, terres cultivables et fertiles convoitées.

- Contrôle des détroits et des canaux pour exporter et importer (cf. A/)

D/ Un territoire organisé ?


- Etats fragiles, car absence de tradition étatique : domination de groupes communautaires essentiellement. Frontières dont le tracé a été opéré en fonction de l’exploitation des ressources pétrolières, ne prend pas en compte les aspirations des peuples. Frontières contestées, cf. partage de la Palestine.

- Ligue arabe, organisation régionale chargée de superviser le territoire.

- OPEP, Organization of Petroleum Exporting Countries : club pétrolier.

II – Une histoire politique mouvementée et complexe :



A/ Des conflits liés à la présence franco-britanniques jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale (1918 - 1945) :


a) Le tracé du Moyen Orient après la défaite de l’Empire Ottoman :

- Empire Ottoman entre en guerre en 1914, enchaîne les défaites. Prévoyant sa disparition, la France et le Royaume-Uni s’accordent pour se partager le territoire :
Accords de Sykes-Picot
(1916). Les britanniques interviennent pour aider les arabes contre les turcs, et promettent d’aider à la création d’un Grand Royaume arabe ayant pour vocation de rassembler tous les peuples arabes (= panarabisme).

- Armistice signée par l’EO en Octobre 1918, puis démantèlement officiel avec le Traité de Sèvres (1920). Suite à cela, Turquie crée au Nord et la Société des Nations (SDN) accorde au Royaume-Uni et à la France des territoires sous mandat. Ces territoires sont contrôlés temporairement dans une perspective d’être rendus indépendants dans le futur (c’est le concept du mandat, rien à voir avec une colonie). Le mandat est accordé sur les territoires qui seront le Liban et la Syrie dans le futur pour la France. Quant au Royaume-Uni, il dispose d’un mandat sur la Palestine, la Transjordanie et l’Irak. Grosse influence britannique en Egypte et dans les Emirats du Golfe persique aussi.


Mandats accordés par la SDN et volonté de créer un Etat Kurde, le Kurdistan


- Cependant, les promesses faites par les britanniques ne sont pas honorées : la création du « Grand Royaume » n’est pas réalisée, et le Kurdistan ne sera jamais reconnu malgré sa mention dans le traité de Sèvres => rancœur à l’égard des occidentaux.

- Le traité de Sèvres signe la naissance des premiers Etats indépendants au Moyen Orient, la notion d’Etat y étant assez méconnue avant. La Turquie naît du traité de Sèvres, et repousse une attaque grecque en 1922 grâce à Mustapha Kemal, héros de guerre turc baptisé « Atatürk ». La République de Turquie est proclamée en 1923 et est tournée vers la modernité et le progressisme : il s’agit d’un régime démocratique ayant accordé le droit de vote aux femmes, et interdisant notamment le port du voile. En cela, la Turquie se démarque clairement, et dans le bon sens, des autres Etats.


Autres évènements et création d'Etats majeurs

- La France ne lève pas ses mandats et décide de continuer à affirmer sa domination, comme le Royaume-Uni. Les nouveaux Etats naissants sont très fragiles et divisés, leur seul point commun étant leur rancœur vis-à-vis des occidentaux.

- L’accord d’Acknacary signe le début de l’exploitation pétrolière par les Etats-Unis => présence occidentale affirmée.

- Point de tension supplémentaire ajouté par le début de l’immigration juive avec la montée du nazisme depuis 1933 : il y a 30% de juifs en Palestine.

b) La Seconde Guerre Mondiale et ses conséquences :

- Au Moyen Orient, bcp de combats au sujet de l’exploitation pétrolière et du contrôle du Canal de Suez. La guerre nécessite bcp de ressources et de focalisation, donc les revendications arabes sont momentanément passées sous silence pour les occidentaux. Les britanniques et les français organisent la défense du Canal de Suez et arrêtent la progression des forces allemandes, les afrikakorps (1942).

- A l’issue de la guerre, la France et le Royaume-Uni sont trop affaiblis pour continuer à faire face aux oppositions à leur encontre au MO. Le Liban devient indépendant (1943), la Syrie aussi (1946) et la Transjordanie devient la Jordanie (1946).

- Cependant, la présence étasunienne se renforce dans ces zones et profite pleinement de l’or noir (pétrole).

Ainsi, l’issue de la Seconde Guerre Mondiale entraîne la fin de la domination européenne sur le Moyen Orient.

B/ La naissance de l’Etat d’Israël, une source de conflits considérable :


a) La naissance de l’Etat israélien :

- Depuis la fin du 19ème et le début du 20ème siècles, on observe une forte immigration juive vers la Palestine : ils reviennent vers leur terre d’origine, on appelle cela l’alya juif. La première raison est celle de l’antisémitisme qui augmente, notamment depuis la nomination d’Hitler comme chancelier le 30 Janvier 1933 : les juifs cherchent un refuge pour échapper à cet antisémitisme. La seconde raison touche à la création du mouvement sioniste, qui prône la création d’un Etat juif sûr car aucun Etat juif n’existe. Le lieu privilégié pour l’édification d’un tel Etat est tout choisi, il s’agit de la Palestine qui constitue le berceau biblique de la population juive.

- Ce « retour aux sources » juif est notamment encouragé par la Déclaration du Lord Balfour en 1917 :



« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorable l’établissement d’un foyer national juif en Palestine pour le peuple juif, et fera usage de ses meilleurs moyens pour atteindre cet objectif » (passage souligné).

- Encouragement à l’émigration, les juifs commencent à acheter des terres en Palestine. Ils forment ainsi le Yishouv, qui signifie « installation juive en Palestine » en hébreu.

- Face à ce phénomène d’immigration massif, les populations arabes deviennent particulièrement hostiles car elles se sentent spoliées de leurs terres. Il y aura en conséquence 2 grands mouvements contestataires : le premier est un massacre de juifs dans la ville d’Hébron en 1929, et le second est la grande grève des arabes en 1936 qui est sévèrement réprimée par le plan Peel des britanniques.
La conséquence de tout cela est que les britanniques vont promettre à la fois un Etat arabe et un Etat juif mais ne vont, encore une fois, pas tenir leurs engagements. Ils décident de restreindre l’émigration juive.

- En 1945, la fin de la Seconde Guerre Mondiale dévoile au grand jour l’ampleur du calvaire juif avec la découverte du camp d’Auschwitz par les troupes soviétiques. Pour cette raison, le mouvement sioniste prend encore plus d’importance. Le Royaume-Uni continue pourtant d’interdire l’émigration juive, et c’est lorsque l’Exodus (bateau contenant des juifs en direction de la Palestine placée sous mandat britannique) sera refoulé par le Royaume-Uni vers la côte allemande qu’un scandale énorme éclate à l’international. Suite à cela, l’Organisation des Nations Unies (ONU) met fin au mandat britannique en Palestine et propose un plan de partage du territoire. Ce plan est refusé par les arabes, et accepté par les juifs. Malgré le refus, arabe, David Ben Gourion proclame l’Etat d’Israël le 14 Mai 1948.



Cependant, la création de cet Etat contre le gré arabe va entraîner la 1ère guerre entre les pays arabes et Israël. Avec son armée, le Tsahal, Israël parvient à repousser les forces ennemies et remporte la victoire. En conséquence, il gagne du territoire et occupe maintenant 77% de l’ancienne Palestine. Suite à cela, on observe un exode de 700 000 palestiniens vers le Liban et la Jordanie : on parle de Naqba.

b) Des conflits israélo-arabes majeurs :

- Un premier conflit majeur est la guerre des Six jours :



Comme la résolution de l’ONU n’est pas appliquée, les territoires palestiniens qu’étaient la Bande de Gaza et le Sinaï sont occupés par Israël. Bcp de palestiniens se radicalisent et s’engagent dans la lutte armée contre Israël. Voir à ce propos l’engagement de Yasser Arafat, d’abord aux commandes du mouvement nationaliste Fatah puis de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP), mouvement terroriste fondé en 1969. Arafat vit en Jordanie suite à la défaite de la guerre des six jours. L’OLP va être responsable du Septembre Noir aux JO de Munich (1972) et de détournements d’avion.

- En 1973, offensive égyptienne contre Israël pour récupérer les territoires perdus suite à la défaite des six jours. C’est la guerre du Kippour déclarée le 8 Octobre 1973 pendant la fête juive Yom Kippour. Malgré quelques défaites, Israël sort victorieux une fois de plus et la situation reste inchangée.

- En conséquence, premier choc pétrolier qui a pour objectif de forcer Israël à restituer les territoires pris. Cela ne fonctionne pas, et le monde prend conscience de l’impasse israélienne : ce dernier ne veut rien céder, et les Etats arabes refusent de le reconnaître.

- Contre toute attente, la paix israélo-égyptienne est signée en 1978 (accords de Camp-David) débouchant en 1979 sur les accords de paix entre Israël et l’Egypte. Le Sinaï est rendu à l’Egypte, et les deux se reconnaissent mutuellement. L'Egypte est considérée comme traître par les autres Etats arabes opposés à Israël.

- Interventions fréquentes d’Israël au Liban, lieu où s’établit l’OLP (qui milite pour la destruction d’Israël). L’opération la plus connue est Paix en Galilée dont la conséquence est le départ de l’OLP qui se réfugie à Tunis (Tunisie). Au Liban, un nouveau mouvement chiite, le Hezbollah, voit le jour. Il n’est pas lié à l’OLP même s’il défend des intérêts communs, et est soutenu par le Liban, l’Iran et la Syrie.

- Les territoires occupés par Israël sont sous tension car les conditions de vie y sont mauvaises et il y a de fortes inégalités. La première intifada, « guerre des pierres » éclate et débouche sur la création d’un mouvement palestinien islamiste, le Hamas, radicalisé et militant pour la destruction totale d’Israël. Bcp rattaché à l’idéologie islamique et au culte.

C/ Le Moyen Orient, territoire au cœur de la Guerre Froide :


a) Le MO, un enjeu Est-Ouest :

- Le MO est une zone très surveillée par les E.U dans le cadre de leur politique de containment du communisme. Le territoire est donc au cœur des rivalités entre les E.U et l’URSS. Dans cet objectif, le Pacte de Bagdad ou traité d’organisation du Moyen-Orient est signé en 1955, pas par les E.U mais ceux-ci vont rejoindre le comité militaire de cette organisation en 1958.


L’Arabie Saoudite, Israël et l’Iran (jusqu’en 1979) sont alliés aux Etats-Unis tandis que l’URSS soutient l’Egypte dirigée par le colonel Nasser, supporte la Syrie et défend ouvertement la cause palestinienne. Il y a donc l’idée de défendre Israël du côté étasunien, et à l’inverse l’URSS et ses alliés militent pour sa dissolution.
Or, alliances non figées : l’Iran change de camp en 1979, suite à l’éclatement d’une révolution islamique. Les Etats-Unis sont alors caractérisés de « Grand Satan ».

- En signe de contestation, le colonel Nasser construit un barrage sur le Nil et nationalise le Canal de Suez (1956), jusqu’alors contrôlé par la France et le Royaume-Uni. Une intervention militaire britannique et française va avoir lieu en conséquence, mais l’URSS menace d’employer l’arme atomique pour aider son alliée qu’est l’Egypte. Les E.U font pression sur la France et le Royaume-Uni, les forçant à se retirer : leur action se justifie par un intérêt économique individuel qu’est l’exploitation des ressources pétrolières. Les E.U préfèrent éviter les conflits avec les arabes pour garantir leur exploitation pétrolière.
La crise de Suez se révèle être une véritable humiliation pour la France et le RU.

- Autre conflit = guerre en Afghanistan (1979-1989) :


b) Des conflits périphériques :

Certains conflits ne sont pas tellement en rapport avec la logique de la Guerre Froide (opposition entre E.U et URSS) et éclatent en interne :

- En 1979 éclate la révolution islamique qui va justifier la perte de l’Iran pour les E.U. Elle est initiée par l’ayatollah Khomeini, et le second choc pétrolier a lieu en conséquence. Saddam Hussein, alors à la tête de l’Irak, décide d’attaquer l’Iran pour éviter que la révolution ne se propage en Irak. Il reçoit un soutien notamment français, et les E.U perdent ainsi le contrôle de l’Iran. Il y a aussi des raisons économiques et territoriales (tracé des frontières, exploitation pétrolière). Environ 1 million de morts pour aucun changement considérable.

- Guerre civile quasi-permanente qui déchire le Liban (1970-1990), opposant chrétiens à musulmans.

III – Comment s’organise le Moyen Orient à la suite de la Guerre Froide ?



A/ L’émergence de nouveaux conflits :


a) Le Moyen Orient et le « nouvel ordre mondial » américain :

- Le président Georges Bush (père) instaure le nouvel ordre mondial, nouveau rôle départi à l’ONU lui conférant une vocation de gouvernance mondiale. Ce nouvel ordre mondial repose sur le multilatéralisme, c’est-à-dire le fait qu’au moins 3 Etats coopèrent pour établir des règles communes. Il y a l’idée de coopération au centre de la notion, cela s’oppose à l’unilatéralisme.

- En conséquence, la présence étasunienne est renforcée au Moyen Orient et particulièrement en Arabie Saoudite, terre sacrée pour l’islam. Les islamistes sont alors regroupés autour de la figure dominante d’Al-Qaïda : le saoudien Ben Laden. Ben Laden en appelle au djihad et cela entraîne une série d’attentats contre les intérêts occidentaux (le plus connu étant celui du 11 Sept. 2001).

b) Le Moyen Orient et le terroriste depuis l’attentat du 11 Septembre 2001 :

- Avec l’émergence du terrorisme islamique, le MO apparaît comme un véritable foyer terroriste.

- 2001, régime taliban démantelé mais influence persistante en Afghanistan.

- Début de la seconde guerre du Golfe.

- Destitution de Saddam Hussein à la tête de l’Irak, ce dernier devenant un lieu d’affrontement privilégié entre sunnites et chiites.

- Ben Laden est retrouvé et exécuté dans la foulé par les services secrets étasuniens, sous la supervision active de Barack Obama. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette exécution n’a pas ramené l’ordre mais à participer à rendre la situation encore plus chaotique. Al-Qaïda est loin d’avoir disparu, et étend son influence au Maghreb (ensemble des pays d’Afrique du Nord) avec Aqmi.

B/ Régler le conflit israélo-palestinien : possible ?


a) Des avancées certaines :

- A la fin de la GF, l’OLP ne peut plus compter sur l’aide de l’URSS qui disparaît en 1991. En 1988 déjà, Yasser Arafat décide de modérer ses positions en proclamant lors d’une visite à Alger la création d’un Etat palestinien : il n’y a pas de reconnaissance directe suite à cette proclamation, mais l’idée y est. En 1989, la charte de l’OLP est abandonnée même si cela n’a pas d’effet immédiat.

- Avec la chute de l’URSS et la fin de la Guerre du Golfe en 1991, les Etats-Unis entament de nouvelles négociations entre Israël et les pays arabes qui leurs sont alliés (notamment pour le pétrole). Il y a une rencontre entre les dirigeants à Madrid, mais n’aboutit à rien.

- En 1993, les accords d’Oslo sont signés ce qui marque une avancée diplomatique considérable.


- Malgré cette avancée, certains problèmes importants sont occultés : aucun plan de partage pour la ville de Jérusalem, déclarée « éternelle indivisible » par Israël en 80. Les colonies juives ne sont pas mentionnées non plus.

b) Des négociations dans l’impasse :

- Les autres adversaires d’Israël sont très hostiles aux accords d’Oslo et les extrémistes le refusent complètement : c’est le cas du Hamas, organisation extrémiste palestinienne, qui considère insuffisantes les mesures prises.

- Assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif en 1995.

- La colonisation juive se poursuit et s’intensifie.

- Les tensions sont à leur comble lorsque le ministre de la défense israélienne Ariel Sharon fait l’affront de se rendre à l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Cela suscite une grande hostilité car ce ministre a laissé faire 2 grands massacres à Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens pendant la guerre du Liban en 1982.

- Suite à cela la lutte armée continue, et des attentats sont initiés par le Hamas et le Hezbollah. C’est aussi le début de la seconde intifada, « guerre des pierres ».

- Sharon, devenu premier ministre israélien en 2001, fige les négociations quant à l’établissement d’un Etat palestinien. Un mur est construit entre Israël et la Cisjordanie, cette dernière étant régie par l’autorité palestinienne prévue par les accords d’Oslo.

- Mort d’Arafat en 2004, suite à laquelle Israël évacue la Bande de Gaza en 2005. Colonisation progresse en Cisjordanie, et seulement 40% du territoire est contrôlé par l’autorité palestinienne qui est elle-même divisée entre le Hamas et le Fatah (parti relié à l’OLP).

- Le conflit paraît difficilement réglable, et Barack Obama qui s’est prononcé pour la naissance d’un Etat palestinien n’a eu que très peu d’impact.

C/ Une zone toujours sous tension :


- Printemps arabes = mouvements révolutionnaires démarrés au Maghreb (démission du président Tunisien) puis étendus à l’Egypte. Révolution en Lybie en Octobre 2011 : intervention occidentale qui entraîne destitution du colonel Kadhafi connu pour avoir imposé une dictature extrêmement dure. Yémen ciblé aussi par les printemps arabes.

- Syrie sous la direction de Bachar El-Assad qui a renforcé sa dictature, faisant naître une guerre civile en 2011.

- Situation très instable au MO avec la montée du terrorisme islamique qui profite de la fragilité des Etats. Majoritairement sunnites avec Al-Qaïda (prône le djihad à travers le monde) et Daesh (objectif créer un Etat islamique gouverné par la religion).









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