Thème 3 : Masculin et Féminin (SVT) : fiche complète

I/ Identité sexuelle d'un individu :



Rappel : l'identité sexuelle n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle.

A/ Comment est déterminée l'identité sexuelle d'un individu ?


1) Différences chromosomiques :

Les syndrômes de Klinefelter et de Turner ont démontré que :

- Un homme doit posséder un seul chromosome X et un Y. En effet, ce dernier est responsable de la différenciation vers un appareil masculin.
- Une femme doit posséder deux chromosomes X.

Si ces éléments ne sont pas respectés : l'activité sexuelle est perturbée, toutefois le sexe de l'individu ne change pas.
Il est à noter que le sexe génétique est déterminé dès lors qu'il y a fécondation.

2) Différences physiologiques :

- Chez l'homme la production de spermatozoïdes est continue : elle débute à l'adolescence et se poursuit jusqu'à la mort de l'individu. L'hormone entrant en jeu est la testostérone.

- Chez la femme, l'ovulation fonctionne par cycle, qui dure entre 28 et 30 jours : celle-ci n'est pas continue et se stoppe vers la cinquantaine : c'est la ménopause. Les hormones entrant en jeu sont l’œstrogène ainsi que la progestérone.

3) Différences morpho-anatomiques :

- Différenciation des appareils reproducteurs : les appareils masculins et féminins sont différents, comme en témoignent les schémas ci-après.

- Apparition des caractères sexuels dits secondaires : accentuation de la pilosité chez l'homme / développement des seins chez la femme.


Schéma de l'appareil reproducteur féminin



B/ La différenciation des appareils reproducteurs (identifiable à partir de 6 semaines après la fécondation) :


Lors de la vie intra-utérine, la présence du chromosome Y induit la différenciation des gonades indifférenciées en testicules. Dès lors, ces derniers produisent de la testostérone et de l'A.M.H ( Hormone Anti-Mullërienne) qui vont provoquer la différenciation complète de l'appareil génital en appareil masculin (développement du canal de Wolff).
En revanche, l'absence du chromosome Y et des hormones va permettre la différenciation des ovaires et de l'appareil reproducteur féminin (dans ce cas, le canal de Müller va se développer).



II/ Comportement sexuel :



- Le comportement sexuel des mammifères est plus ou moins contrôlé par les hormones sexuelles (testostérone / œstrogène). Ce contrôle est particulièrement important chez les mammifères non-primates mais l'est beaucoup moins chez les primates, et donc par extension chez l'Homme.

- Au cours de l'évolution, le contrôle cérébral et l'activation du système de récompense sont devenus prépondérants dans le contrôle du comportement sexuel des primates. En effet, toute action stimulant ces circuits génère une sensation de plaisir (liée à la libération de dopamine) qui sera répétée. Le comportement devient érotique.
Enfin, des facteurs affectifs et culturels agissent au niveau cérébral et influencent également les comportements sexuels.

III / Hormones et maîtrise de la procréation :



- L'activité des ovaires est sous le contrôle des hormones hypophysaires que sont la LH et le FSH. Au 14ème jour du cycle féminin, l'hypophyse libère un pic de LH qui va déclencher l'ovulation. En retour, l'ovaire contrôle l'hypophyse : c'est ce qu'on appelle un rétro-contrôle.

- L'Homme limite la procréation en employant la contraception, bloquant la fécondation ; ainsi que la contragestion, empêchant la nidation.

- Les pilules contraceptives contiennent des hormones ovariennes de synthèse qui agissent sur l'hypophyse et inhibe ( = arrête, stoppe) le pic de LH, ce qui ne provoquera donc pas d'ovulation.

- la pilule du lendemain contient des hormones de synthèse qui bloquent l’ovulation si elle n’a pas déjà eu lieu, auquel cas elle est capable de bloquer la nidation. C’est un contraceptif d’urgence qui doit être utilisé le plus tôt possible jusqu’à 72h.
En revanche, si la nidation a déjà eu lieu, elle devient inefficace.

- le RU486 est une molécule dont la structure moléculaire se rapproche de celle de la progestérone. Son rôle est de bloquer les récepteurs à progestérone disposés dans l’utérus et d’ainsi déclencher une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG).






IV / Les molécules de synthèse et l’aide à la procréation : les techniques de Procréation Médicale Assistée (PMA) :



A/Les Infections Sexuellement Transmissibles :


- Les IST sont nombreuses et variées et peuvent même causer la stérilité. Leur propagation au sein de la population peut être évitée en adoptant des comportements individuels adaptés et raisonnés. Par exemple, le port du préservatif est l’une des meilleurs solutions : il est indispensable dès le moment où il n’y a pas eu de dépistage.

B/ L’infertilité dans le couple


Tout d’abord, un couple est déclaré infertile à partir du moment où une grossesse ne se manifeste pas au bout de deux années de rapports sexuels réguliers.

Différentes causes de stérilité sont à distinguer, qu’elle soit d’origine masculine ou féminine. Effectivement, chez l’homme il peut s’agir d’une insuffisante qualité du sperme (des spermatozoïdes peu mobiles, de forme atypique ou encore un éjaculat en quantité insuffisante) ou bien d’anomalies au niveau hormonal (problème testiculaire ou bien au niveau de l’hypophyse et de l’hypothalamus). La stérilité peut également venir de la femme, dans le cas notamment d’une anomalie au niveau hormonal (problème ovarien ou bien au niveau de l’hypophyse et de l’hypothalamus), d’un trouble de l’ovulation (pas de maturation dans le follicule ovarien), de la réceptivité du sperme (problème au niveau de la glaire cervicale) mais également d’une anomalie ou d’une obstruction au niveau de trompes.

Afin de remédier à ces problèmes d’infertilité au sein d’un couple, des techniques de Procréation Médicalement Assistée (PMA) ont été mises en place. En effet, nous distinguerons trois techniques principales de PMA :
- La stimulation ovarienne : injection d’hormones (FSH) afin de favoriser le développement de plusieurs follicules.

- L’insémination artificielle : les spermatozoïdes du conjoint sont directement introduits dans l’utérus de la femme. Cette technique peut également être appliquée en utilisant les spermatozoïdes d’un donneur anonyme, notamment dans le cas où l’infertilité provient de l’homme.

- La fécondation in-vitro (FIVETTE) : après une stimulation ovarienne (FSH), suivi de l’enclenchement d’une ovulation multiple suite à une injection médicamenteuse, les ovocytes de la femme sont prélevés. La fécondation a ensuite lieu in vitro suite au recueil du sperme du conjoint. Les œufs sont par la suite mis en culture afin que les cellules se divisent, puis transférés au bout de quelques jours dans l’utérus de la femme (2 embryons en général).

- L’ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes) : cette technique est basée sur le même principe que la FIVETTE, mais un spermatozoïde est directement injecté dans l’ovocyte afin d’optimiser les chances de fécondation. L’embryon est ainsi ensuite de la même manière implanté dans l’utérus.

Cependant, toutes ces méthodes ne garantissent pas une grossesse, et sont susceptibles d’échouer à plusieurs reprises. Effectivement, par exemple la FIVETTE possède un taux de réussite de l’ordre de 20 ou 30%. De plus, l’efficacité de ces méthodes dépendent d’autres facteurs tels que l’âge, qui joue sur la fertilité.

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