[EN COURS] Quelles politiques pour l'emploi ?

Définitions importantes :



Taux d’emploi : actifs occupés (individus >15 ans ayant un emploi) / population active (individus >15 ans n’ayant pas d’emploi et n’étant pas à la retraite)

Salariat : ensemble des salariés / caractéristiques qui découlent du statut de salarié (rémunération, contrat de travail…)

I – Quelles politiques adopter pour juguler le chômage ?



A/ Lutter contre le chômage volontaire en soutenant l’offre :


Chômage volontaire : actifs pouvant trouver un emploi s’ils le souhaitent, mais préférant rester sans emploi car le salaire proposé est jugé trop faible.

Chômage classique : actifs qui souhaitent trouver un emploi rémunéré au salaire minimum mais qui n’y parviennent pas car l’employeur juge le salaire trop haut pour la productivité qu’apporterait le salarié.

Ce chômage volontaire intervient dès que le salaire s’éloigne du salaire d’équilibre en diminuant. Le chômage classique intervient dès que le salaire s’éloigne du salaire d’équilibre en augmentant, ce qu’oblige l’instauration d’un salaire minimum.

Selon la vision libérale, c’est le coût salarial qui est à l’origine des problèmes : s’il est trop haut, on est obligé de proposer un salaire bas (=> chômage volontaire à prévoir). Si un salaire minimum jugé trop contraignant est en vigueur, alors on peut restreindre l’embauche étant donné qu’on ne peut pas baisser le salaire (=> chômage classique).


Tout écart par rapport au point d’équilibre de manière durable créerait donc un chômage durable. Voir représentation suivante :


Les politiques pour réduire le coût du travail = politiques de l’offre.

Une politique très répandue est celle de la TVA sociale :

- On baisse les cotisations sociales

- En augmentant la TVA (s’applique sur les produits importés, exonération pour l’exportation => même taux pour tout le monde : taxe la consommation) pour continuer de financer la sécurité sociale.

Effet : Comme les cotisations sociales baissent, le coût salarial baisse ce qui stimule l’embauche et la proposition de salaires plus attractifs. En + la hausse de la TVA va s’appliquer sur les produits importés de l’étranger qui apparaîtront alors plus chers, tandis que les produits exportés par le pays pratiquant la TVA sociale ne subiront pas cette hausse des prix. Cela dissuade donc à trop importer, et en parallèle les produits nationaux gagnent en compétitivité-prix : c’est la désinflation compétitive, mesure non-coopérative notamment pratiquée par l’Allemagne.

B/ Lutter contre le sous-emploi en soutenant la demande :


Selon l’économiste britannique John Maynard Keynes, le modèle libéral qui vise à laisser faire le jeu de l’offre et de la demande créé un équilibre de sous-emploi = situation dans laquelle toute la main d’œuvre disponible ne peut être embauchée, même si elle est en recherche d’emploi (chômage involontaire).

1) Pourquoi un équilibre de sous-emploi se constitue-t-il ?


Selon Keynes, il faut que l’Etat intervienne pour briser ce cercle vicieux.

Pour ce faire, il dispose de deux outils majeurs.

2) Stimuler la demande et l’emploi en adoptant une politique de relance :

Pour relancer l’économie, l’Etat s’appuie sur 2 leviers : les politiques conjoncturelles : monétaire et budgétaire.

On peut visualiser cela sous la forme du schéma suivant :


A noter que :

- Le déficit budgétaire est censé être rentabilisé par la reprise économique qu’il va provoquer en stimulant la demande.

- L’argent injecté dans l’économie par l’Etat a une fonction essentielle dans l’économie : on parle de multiplicateur keynésien car par exemple 100$ injectés dans l’économie peut au final (par les mécanismes évoqués) rendre beaucoup plus (400$ par ex).

- Cette croissance qui résulte d’une telle politique a aussi un rôle moteur sur l’investissement : on parle d’accélérateur keynésien.

C/ Quelles politiques pour optimiser le marché du travail ?


1) La notion de flexibilité :


La flexibilité présente surtout un avantage pour les entreprises qui peuvent s’adapter aux incessantes variations de la demande. L’inconvénient majeur de la flexibilité est relatif aux salariés et à la création d’emplois précaires.

2) Un compromis entre flexibilité et sécurité : la flexicurité :

Comme son nom l’indique, l’objectif de la flexicurité et de permettre aux entreprises une importante flexibilité tout en garantissant une certaine sécurité de l’emploi pour les salariés.

En pratique, le licenciement dans le cadre de la flexicurité = très simple. Mais la différence est que le retour au travail est très souvent rapide et le chômage n’est pas vu comme inquiétant, grâce à l’action des pouvoirs publics qui versent des indemnités plus longues et favorisent la recherche active d’un emploi grâce à des dispositifs mis en place (via Internet notamment).

L’exemple du Danemark a bien fonctionné => Depuis l’application de ce modèle dps 1990, taux de chômage /10. Les salariés doivent rechercher activement du travail s’ils sont au chômage et ne peuvent refuser deux offres d’emploi de suite => forcés à travailler.

Il y a aussi l’exemple de la Suède, où là aussi le chômage a diminué grâce à la flexicurité.

Actuellement, il y a aussi la volonté de flexibiliser le marché du travail avec les réformes de l’assurance chômage qui sont prévues par le gouvernement Macron.

3) Renforcer la formation continue pour améliorer l’employabilité des actifs :




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