Le bonheur

Bonheur = il s’agit d’une situation dans laquelle les individus éprouvent un état de bien être qui dure.

Aristote : D’après lui, le bonheur serait le « souverain bien », c’est-à-dire le but ultime de la vie humaine. On recherche ce bonheur en vue de lui-même, et non en vue d’obtenir un autre bien. Ainsi, notre idée du bonheur évolue au fil du temps, en fonction de notre expérience notamment.
Aristote distingue ainsi trois forme de bonheur, en fonction de la vie que chacun décide de mener :



1) La vie matérialiste : bonheur = plaisir, or les plaisirs ne sont que le moyen pour atteindre le but ultime qu’est le bonheur.
2) La vie politique : bonheur = succès / honneur, or notre bonheur ne devrait pas dépendre des autres et l’honneur est éphémère contrairement au bonheur.
3) La vie contemplative : le bonheur se trouve en nous-même, et dépend des agissements volontaires de l’individu.

Selon Aristote, le bonheur de l’homme se définirait selon l’activité rationnelle exercée par celui-ci, c’est-à-dire lorsqu’il fait des actions en adéquation avec des valeurs comme par exemple la vertu (=volonté de bien agir). Ces bonnes actions lui procureraient un plaisir, qui serait le seul type de plaisir pérenne (= qui dure longtemps), capable de permettre à l’homme de se maintenir dans un état de bonheur.

Aristote est ainsi un eudémoniste, car il considère le bonheur comme « souverain bien ».

« On voit donc que le bonheur est quelque chose de parfait et qui se suffit à soi-même, et il est la fin de nos actions », Ethique à Nicomaque, Aristote, IVe siècle avant J.C

Kant : D'après Kant, le bonheur est la satisfaction complète des besoins et des désirs. Selon lui, le bonheur serait un idéal de l'imagination, ne pouvant pas être déterminé de manière rationnelle. Nous choisissons d'après lui de voir le bonheur de telle ou telle façon : chacun choisit la conception qui lui est propre du bonheur pouvant se modifier avec l'expérience acquise au cours du temps. Selon lui, la finalité de l'homme n'est pas le bonheur. Il a plutôt tendance à mettre en avant le devoir moral, qui devrait primer sur notre volonté d'être heureux. En outre, personne ne sait vraiment ce qui pourrait lui apporter le bonheur sur le long terme.

« Le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination », Métaphysique des mœurs, 1785, Emmanuel Kant

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