Les principaux courants littéraires à connaître

Présentation :

Un courant littéraire est un regroupement d’écrivains, d’intellectuels ou d’artistes partageant les mêmes idées. Chaque courant littéraire se distingue par des idées et des principes différents, se rejoignant sur des options esthétiques et des idéologies identiques. Ils partagent ainsi notamment la même notion de la beauté ou encore de la société.

L’humanisme - XVIème siècle (jusqu’en 1620)

L’humanisme est un courant littéraire qui place les valeurs humaines avant toute chose et donne une grande importance à l’éducation et aux arts.

Genre : La poésie, le roman, le théâtre

Caractéristiques :

Ce courant littéraire se caractérise notamment par la curiosité face au savoir et la redécouverte de la littérature antique, qui sert de modèle aux humanistes. Il est né durant la Renaissance en Italie avec Pétrarque et s’est par la suite étendu à l’Europe, notamment grâce à l’invention de l’imprimerie par Gutenberg.
Les humanistes mettent l’homme au centre de tout. Ils cherchent à rendre l’humanité meilleure, en acquérant notamment la sagesse grâce au savoir, cherchant de ce fait la construction d’une société idéale. Les humanistes de la renaissance sont donc des érudits, qui ont foi en l’être humain et cherchent l’épanouissement et le libre arbitre. Ils étudient entre autre les langues anciennes telles que le grec ou le latin, et se mettent à la recherche d’anciens manuscrits à travers la méditerranée.
Ils recherchent l’authenticité, perdue par les différentes interprétations chrétiennes durant le Moyen-Age. L’éducation est ainsi un axe central de l’humanisme, comme le dit notamment Montaigne dans les Essais lorsqu’il écrit « Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».

Thèmes :

L’éducation, la guerre, les relations amoureuses, le corps ou encore la mort.

Auteurs représentatifs :

Giovanni Boccaccio (1313-1375)
Léonard de Vinci (1452- 1519)
Erasme (1469 – 1536)
François Rabelais (1494 – 1553)
Michel de Montaigne (1522 – 1592)

Œuvres représentatives :
Gargantua de Rabelais
Essais de Michel de Montaigne
Les Amours de Cassandre de Pierre de Ronsard
La Joconde de Leonard de Vinci

La pléiade - XVIème siècle (1549-1560)

La pléiade est un courant poétique qui tient son origine d’un groupe de sept poètes français de la Renaissance. Le terme « pléiade » désigne les sept étoiles de la constellation du Taureau.

Genre : La poésie

Caractéristiques :

Ce courant est caractérisé par une poésie savante, écrite en français et inspirée de la littérature antique. L’objectif de la pléiade était de rivaliser avec la poésie grecque et latine, par l’utilisation des mythes antiques. La pléiade se caractérise également par une admiration pour l’Italie et les auteurs tels que Pétrarque.
Les poésies de la pléiade sont également caractérisées par le renouvellement des formes poétiques telles que le sonnet ou l’épopée, ainsi que l’utilisation de nombreuses figures rhétoriques telles que la métaphore ou encore la comparaison qui témoignent d’un style d’écriture recherché. Le style d’écriture est de ce fait enjolivé par des termes anciens et des syntaxes de phrases grecques ou latines. Les formes poétiques médiévales telles que la ballade sont ainsi délaissées au profit des formes antiques telles que l’ode ou les élégies.
Pour les instigateurs de ce courant, la pléiade a pour objectif de servir la cause de la beauté et de valoriser la langue française face au latin.

Thèmes :
L’amour, la jeunesse, la nature, la mythologie, la beauté ou encore la fuite du temps.

Auteurs représentatifs :
Joachim Du Bellay (1522 – 1560)
Pierre Ronsard (1524 – 1585)

Œuvres représentatives :
Défense et illustration de la langue française de Joachim Du Bellay
Les Amours de Pierre Ronsard
Les regrets de Joachim Du Bellay


Le baroque- XVIIème siècle (1610-1660)
Le baroque est un courant littéraire qui s’oppose au classicisme, et qui prend de l’importance dans la première moitié du XVIIème siècle, avant que le classicisme ne prenne place.

Genre : La poésie, le théâtre, le roman, (la peinture)

Caractéristiques :

Ce courant littéraire est apparu durant la réforme protestante, qui a provoqué la séparation de l’Eglise entre catholiques et protestants. Cette guerre de religion a entraîné le refus des catholiques face à cette séparation, signe de désordre et de chaos. Ces derniers se sont donc servi de l’art baroque pour protester, en opposition à l’aspect austère des églises évangéliques notamment. Le baroque est donc de ce fait caractérisé par une abondance de détails et une certaine exubérance, en totale opposition avec le style protestant.
Ainsi, l’excès est une des grandes caractéristiques de la littérature baroque, et nous pouvons observer cette instabilité de l’Eglise au travers des différentes œuvres, souvent rédigées de manière hyperbolique et complexe.
Effectivement, on peut retrouver dans les œuvres baroques de nombreuses figures de style telles que l’antithèse, l’oxymore ou encore le chiasme, témoins de l’opposition entre catholiques et protestants. Un mélange des genres ou des registres peut également apparaître. Le registre lyrique se révèle quant à lui caractéristique de la littérature baroque, les auteurs baroques privilégiant souvent les émotions à la raison.
Le héros baroque apparait cependant souvent comme une personne apportant l’ordre dans le monde chaotique caractéristique du style baroque. Les descriptions dans la littérature baroque sont très riches et complexes, et peuvent souvent évoquer une idée de mouvement, à travers notamment de nombreux adjectifs.

Thèmes :

Les illusions, le changement, le rêve ou encore le mouvement.

Auteurs représentatifs :

Marc-Antoine Girard de Saint-Amant (1594 – 1661)
Mathurin Régnier (1573 – 1613)
Théophile de Viau (1590 – 1626)

Œuvres représentatives :

Satire de Mathurin Régnier
Les Tragiques d'Agrippa Aubigné
L'Autre Monde ou Les Etats et Empire de la Lune de Cyrano de Bergerac


Le classicisme - XVIIème siècle (1660-1680)

Le classicisme est un courant littéraire et artistique qui s’est répandu sous le règne de Louis XIV, ayant été construit à l’image du système politique en place à l’époque, la monarchie. Ce courant est en totale opposition au baroque, se pliant à des règles strictes qui apparaissent notamment dans L’art poétique de Nicolas Boileau.

Genre : La poésie, Le roman, le théâtre, (la peinture)

Caractéristiques :

Le courant littéraire du classicisme, apparu en Europe, se caractérise par un souci de la perfection et de l’ordre, qui transparaît notamment par le respect de différentes règles. Le vocabulaire utilisé est ainsi simple, précis et rigoureux, et des figures de style de symétrie telles que le parallélisme sont utilisées. L’idéal de l’honnête homme constitue l’une des particularités de ce courant, représentant un homme idéal, qui serait élégant, mesuré et doté d’un certain bon goût. L’harmonie des formes est ainsi privilégiée, que ce soit en art ou bien en littérature.
Les classiques sont dotés d’un goût pour la nature, qu’ils caractérisent de parfaite, cette dernière étant l’œuvre de Dieu. Ils tentent donc de représenter cette perfection et de s’en inspirer. Molière dit notamment dans son oeuvre La critique de l'école des femmes que "Lorsque vous peignez les hommes, il faut peindre la nature".

Des règles strictes définissent ce courant :
- Les œuvres classiques doivent être vraisemblables, c’est à dire qu’elles doivent notamment, dans le cas du théâtre, respecter la règle des 3 unités. Cette règle exige qu’il n’y ait qu’une seule histoire, se déroulant dans un seul lieu et sur vingt-quatre heures. L’objectif de la vraisemblance est de faire croire au spectateur que la scène qu’il observe aurait pu se réaliser dans la vie de tous les jours.
- La règle de la bienséance qui exige de ne pas représenter de scène qui pourrait choquer le public, telle que des scènes sanglantes ou vulgaires.
- Les œuvres classiques doivent également plaire et instruire, en corrigeant notamment les mœurs, les pièces de Molière en constituant un bon exemple. Le courant du classicisme a donc pour objectif de plaire et d’instruire (placere et docere en latin), c’est-à-dire que les œuvres de ce courant doivent provoquer une réflexion en suscitant des émotions telles que les pleurs ou les rires, afin qu’elles soient d’une quelconque utilité au spectateur. D’après Molière notamment, la comédie doit « corriger les vices des hommes en les dénonçant » (Préface de Tartuffe). De ce fait, la comédie corrige les vices humains, tandis que la tragédie purifie des passions mauvaises (catharsis d'Aristote).

Certains auteurs de ce courant étaient également des moralistes, réfléchissant sur la nature humaine et utilisant leurs œuvres afin de dénoncer certaines choses telles que les défauts de caractère dans l’œuvre Les caractères de La Bruyère.

Thèmes :

La nature humaine, la sobriété, la mesure, la clarté.

Auteurs représentatifs :

Jacques-Bégnine Bossuet (1627 – 1674)
Jean Racine (1639 – 1699)
Jean La Fontaine (1621 – 1695)
Molière (1622 – 1673)

Œuvres représentatives :

Phèdre de Racine
Le Misanthrope de Molière


Les Lumières - XVIIIème siècle (1751-1772)

Les lumières sont un mouvement intellectuel et philosophique Européen regroupant des intellectuels, de poètes et des philosophes qui pensaient que l’homme a la capacité d’améliorer sa condition en luttant contre l’obscurantisme par le biais de la raison. Leurs idées en opposition à la suprématie bourgeoise seront notamment la cause de la révolution française de 1789.
Emmanuel Kant dit de ce mouvement "Sapere aude [=ose savoir]. Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Telle est la devise des lumières."

Genre : Le roman, les essais

Caractéristiques :
Le courant des lumières fait la louange de l’utilisation de la "raison éclairée" , c’est-à-dire qu’il favorise les connaissances (scientifiques ou artistiques) et le progrès, qui permettent de lutter contre l’obscurantisme. Ce courant encourage l’idée de liberté et la suppression des privilèges injustifiés, en s’opposant notamment à l’esclavage et au système monarchique absolu en place.
Ce mouvement a provoqué de nombreux changements et un bouleversement de la façon de penser, notamment face à l’idée de liberté.
La littérature des lumières compte de nombreux essais, ayant pour objectif de propager les idées de lumières et signe de cette évolution de la pensée. Les écrivains des lumières sont souvent des écrivains engagés, qui cherchent à diffuser leurs idées de liberté et d’accès pour tous au savoir à travers leurs œuvres, comme par exemple L’Encyclopédie de Denis Diderot et Jean le Rond D’Alembert.

Thèmes :

La liberté, le progrès, la tolérance ou encore la raison.

Auteurs représentatifs :

Voltaire (1694–1778)
Denis Diderot (1713–1784)
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Montesquieu (1689-1755)

Œuvres représentatives :

Lettres Persanes de Montesquieu
Zaïre de Voltaire
Le mariage de Figaro de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Le romantisme ( début à seconde moitié XIXème) :

Le romantisme est un mouvement culturel et littéraire né à la fin XVIIIème siècle en Allemagne. Arrivé en Europe au début du XIXème siècle, ce courant privilégiant l’expression des sentiments ainsi que la sensibilité s’oppose au classicisme ainsi qu’au rationalisme des Lumières.

Genre :
- Le roman
- La peinture
- La poésie
- Le théâtre
- La politique

Caractéristiques :

- La mélancolie, au sens d’état de nostalgie provoqué et accentué par l’idée que le temps s’écoule inexorablement et que les temps heureux ne seront jamais plus. Cela rejoint le thème de la souffrance du moi, sorte d’épanchement caractérisé par un lyrisme démesuré (cf. élégies)
- Goût prononcé pour la nature à l’état « originel » (forêts, lacs, montagnes), les vestiges d’époques révolues (ruines), le voyage et le rêve.
- Volonté de rendre l’art moins élitiste, qui passe par la remise en cause de la structure rigide notamment imposée par les classiques (versification en alexandrins, règles de bienséance, restriction du langage). C’est de cette volonté que découle la « bataille d’Hernani » (opposition entre classiques et romantiques suite à la représentation de la pièce de Victor Hugo nommée Hernani)

- L’engagement politique (on retiendra, par exemple, celui de Victor Hugo, militant notamment pour les droits de l’homme)

Auteurs notables :

- Alphonse de Lamartine (1790 - 1869)
- Victor Hugo (1802 - 1885)
- Alfred de Musset (1810 - 1857)

Œuvres notables :

- Hernani ; Ruy Blas ; Les Misérables de Hugo
- Méditations poétiques, « Le Lac » spécifiquement de Lamartine
- Les Caprices de Marianne ; Lorenzaccio ; Contes d’Espagne et d’Italie de Musset

Le réalisme - XIXème siècle (1830-1870)
L’humanisme est un courant littéraire et artistique, apparu en France vers le milieu du XIXème siècle qui s’est ensuite étendu vers le reste de l’Europe, puis le reste du monde. Le classicisme s’oppose notamment au lyrisme du romantisme.

Genre : Le roman

Caractéristiques :

Ce courant littéraire se caractérise par la volonté de l’écrivain à représenter de manière fidèle la réalité à travers les mots. Stendhal dit entre autre dans son œuvre Le Rouge et le Noir que "un roman, c'est un miroir qu'on promène le long d'un chemin". Les auteurs vont notamment observer le monde et étudier par exemple la philosophie, relatant ainsi le plus fidèlement possible ce qui les entoure, comme par exemple des conflits sociaux. Les personnages font en général partie de la classe moyenne ou de la classe populaire, et les intrigue de ces romans sont parfois inspirées de faits divers.
De ce fait, les auteurs réalistes se documentent beaucoup, tentant ainsi de représenter la réalité de leur époque de manière impartiale. Le romancier doit donc décrire ce qu’il connaît et a eu l’opportunité d’observer lui-même afin de la rapporter le plus fidèlement par ses mots. Chacun doit être capable de comprendre de type de roman, à travers l’utilisation d’un style d’écriture simple et objectif. En outre, les descriptions sont nombreuses et l’utilisation du style indirect libre est fréquente.
Ce type de roman doit également être utile, c’est-à-dire qu’il ne doit pas seulement divertir les lecteurs, mais également apporter des connaissances, que ce soit dans le domaine scientifique ou philosophique par exemple.

Thèmes :

Misère, politique, le monde du travail, ascension et chute sociale ou encore la maladie.

Auteurs représentatifs :
Honoré de Balzac (1799-1850)
Stendhal (1783-1842)
Gustave Flaubert (1821-1880), bien qu’il refusait d’être considéré comme un auteur réaliste.

Œuvres représentatives :
Le rouge et le noir de Stendhal
Le père Goriot de Honoré Balzac
L’Assommoir de Zola

Le naturalisme (1860 – fin XIXème)
Le mouvement naturaliste s’inscrit dans la continuité du mouvement réaliste : les auteurs visent à reproduire la réalité de la manière la plus fidèle possible, en qualité de bons « illusionnistes » (Maupassant, préface de Pierre et Jean).
Le naturalisme se détache de son prédécesseur en introduisant une doctrine nommée déterminisme : celle-ci explique que l’individu voit ses comportements déterminés (= induits, provoqués) par le milieu où il vit. L’homme est déterminé par son hérédité qui définit toute sa psychologie ainsi que son caractère.
En somme, ce mouvement à pour objectif de faire du roman un outil scientifique, s’inscrivant dans la méthode des sciences humaines et sociales (= étude de différents aspects humains à l’échelle de l’individu ou de la société). Celui s’inspire notamment des travaux de physiologiste Claude Bernard (1813 – 1878).

Genre :
- Le roman

Caractéristiques principales :

- travail de documentation important pour retranscrire le plus fidèlement possible la réalité, allant de paire avec l’utilisation d’un vocabulaire particulièrement technique. (voir notes D’Émile Zola sur les corons pour l’écriture de Germinal)
- intérêt prononcé pour les milieux sociaux défavorisés (intéressants notamment en matière de déterminisme) comme les classes paysannes ou ouvrières.
- importance de la description, décrite « comme un état du milieu qui complète l’homme » (Zola, Le roman expérimental, chap. « De la description »)
- utilisation du point de vue omniscient, ou focalisation externe. (= le narrateur surplombe le roman et connaît les dispositions morales des personnages)
- emploi du discours indirect libre (= le narrateur, sans avoir recours au dialogue, peut exprimer des discussions ou des paroles)
Exemple : « Les trois hommes, cette fois, furent du même avis. Ils parlaient l’un après l’autre, d’une voix désolée, et les doléances commencèrent. » (Zola, Germinal, Partie 3, Chap. I)

Thèmes :

- variables selon les ouvrages, avec souvent évocation de la misère sociale.

Auteurs notables :

- Émile Zola (1840 – 1902)
- Guy de Maupassant (1850 - 1893)
- Joris-Karl Huysmans (1848 – 1907)

Œuvres naturalistes notables :

- Germinal ; L’Assommoir ; Thérèse Raquin de Zola
- Une Vie ; Bel-Ami de Maupassant
- À vau-l’eau de Huysmans

L’absurde- XXème siècle (1938-1960)
L’absurde est un courant littéraire et artistique, apparu suite à la première guerre mondiale. Ce concept d’absurde a été défini par Camus dans Le Mythe de Sisyphe.

Genre : Le roman, le théâtre

Caractéristiques :

Ce courant littéraire est tout d’abord un courant né en de l’ébahissement face à la guerre, qui se manifeste comme dépourvue de toute logique aux yeux de la population. Les bombes atomiques de Hiroshima et Nagazaki ainsi que la mort de millions de personnes suite à une idéologie absurde entraînera également la naissance de ce courant dans la littérature. Ce mouvement est en outre caractérisé par un personnage généralement banal, apparaissant de ce fait comme un anti-héros au fil du déroulement de l’histoire.

L’absurde est donc caractérisé par un sentiment d’incompréhension et de désarroi de la part de personnages face au monde, reflet des émotions dont les auteurs semblent faire preuve. Cela peut entraîner, dans certains cas, des personnages agissant de manière illogique, menant ainsi à une forme de comique. La logique est également absente dans les œuvres absurdes, laissant libre cours à une succession de clichés sans aucun sens logique. Afin de dépasser l’absurde, le comique est utilisé par les auteurs, à travers le comique de geste au théâtre notamment.
L’absurde au théâtre marque également un écart avec les genres de la comédie ou de la tragédie par exemple, s’écartant entre autre des règles théâtrales. Egalement, dans le théâtre, le jeu d’acteur tout comme la mise en scène tiennent une place prépondérante, notamment lorsque les dialogues se font désorganisés. La compréhension de la pièce par le spectateur dépend effectivement de la mise en scène, qui est donc garante de la manière dont les spectateurs vont percevoir l'histoire.
Les œuvres absurdes se singularisent notamment par une désorganisation du langage, les personnages appartenant à l’histoire ne se comprenant que très peu voire pas du tout, notamment dans Rhinocéros de Eugène Ionesco, lorsque Jean se transforme en rhinocéros, perdant ainsi peu à peu l’usage de la parole. Enfin, ce type d’œuvres tournent souvent en dérision la bourgeoisie et le lieu de l’action n’est pas exprimé de manière précise.

Thèmes : Attente, solitude, silence ou encore le temps qui passe.

Auteurs représentatifs :

Eugène Ionesco (1912-1994)
Albert Camus (1912-1960)
Samuel Beckett (1906-1989)

Œuvres représentatives :

En attendant Godot de Samuel Beckett
La Cantatrice chauve d’Eugène lonesco
L’Étranger d'Albert Camus

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