Chapitre 2 : La production dans l'entreprise

Introduction :



Les plus grandes unités productives qui contribuent à la production de richesse sont les entreprises : ce chapitre va donc s'intéresser à celles-ci, en expliquant les différents statuts qu'elles peuvent revêtir ainsi que la manière dont est considérée leur production.

I - Les différents statuts d'entreprise :



Les différentes entreprises sont évaluées selon leur taille ainsi que trois autres critères : le nombre de salariés ; le chiffre d'affaire annuel et le total du bilan (cf. III). 4 grandes catégories sont admises :

A/ Les micro-entreprises :


- Nombre de salariés : inférieur à 10.
-Chiffre d'affaire maximum : inférieur à 2 millions par an.

B/ Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) :


- Nombre de salariés : inférieur à 250.
-Chiffre d'affaire maximum : inférieur à 50 millions par an.

C/ Les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) :


- Nombre de salariés : compris entre 250 et 5000.
-Chiffre d'affaire maximum : inférieur à 1500 millions par an.

D/ Grandes entreprises :


- Nombre de salariés : supérieur à 5000
-Chiffre d'affaire maximum : indéterminé.

Les grandes entreprises considèrent toutes les entreprises ne pouvant être classifiées parmi les 3 autres groupes. Elles produisent environ un tiers de la richesse mondiale et financent de nombreux travaux en matière de Recherche et Développement (R&D).

II - Les entreprises individuelles :



Contrairement aux entreprises que nous avons détaillé plus haut, les entreprises individuelles possèdent un seul apporteur de capitaux. Elles se divisent en plusieurs catégories possibles :

A/ L'auto-entrepreneur :


Ce statut récemment mis en place facilite la création d'une entreprise individuelle en soumettant moins de contraintes administratives : la responsabilité est limité (la fortune de l'auto-entrepreneur n'est pas directement mise en danger) et l'auto-entrepreneur conserve un statut de salarié. Il est souvent privilégié par des personnes peu âgés qui développement leur activité en parallèle de leurs études. Toutefois, la liberté de l'auto-entrepreneur est limitée : le chiffre d'affaire est plafonné à un seuil donnée.

B/ Les Sociétés à Responsabilité Limitée (SARL) :


Une société est composée de plusieurs associés. Le terme "responsabilité limitée" montre que l'investissement financier personnel des associés demeure limité (ils ne risquent pas leur propre fortune, ou dans une moindre mesure).

C/ Les Sociétés Anonymes (SA) :


Dans ce cas là, c'est l'apport en capitaux qui se retrouve modifié : la société divise son capital en actions afin de les faire entrer en bourse.

III - L'entreprise publique :



Une entreprise dite publique appartient totalement à l'Etat ou quasiment dans les sociétés d'économie mixte. Elles ont des missions de service public : continuité du service, adaptation des mêmes tarifs pour tous pour la SNCF par exemple.

On parle aussi d'économie sociale en ce qui concerne les différentes coopératives et mutuelles dont l'objectif est de réduire les inégalités.
Exemple : ma mutuelle couvre les risques sociaux selon une logique de solidarité et d'entraide.

IV - Les trois secteurs d'activité :



On nomme secteurs d'activité trois "groupes" dans lesquels sont classifiées les entreprises. Ce sont les suivants :

- secteur primaire : regroupe les activités principalement agricoles.
Exemples : céréaliculture ; élevage ; sylviculture...

- secteur secondaire : regroupe les activités principalement industrielles.
Exemples : chaîne de construction automobile ; agroalimentaire...

- secteur tertiaire : regroupe les services. C'est le secteur qui prend le plus d'importance aujourd'hui.
Exemples : prestations diverses : coiffure ; déménagement ; paysagiste ; transports en communs...

V - Le choix des producteurs :



A/ Les facteurs de production :


Il y a deux facteurs de production dissociables :

- Le facteur travail qui correspond à l'activité humaine.
Exemple : caissière dans un supermarché.

- Le facteur capital qui correspond au matériel qui doit être acheté pour produire. On différence le capital fixe qui reste dans l'entreprise relativement longtemps (plus d'un an environ) et le capital circulant qui est utilisé rapidement (pièces détachées par exemple). Ce dernier est aussi nommé consommation intermédiaire.
Exemples : ordinateurs ; machines (capital fixe) / vis ; écrous ; farine (capital circulant).

Ces deux facteurs peuvent être remplacés entre eux et restent complémentaires aujourd'hui (ils ne peuvent pas se passer l'un de l'autre). Pour calculer la place du capital, on effectue l'opération suivante : capital divisé par travail.

B/ Les notions de recette, de coût et de productivité :






Le coût total englobe l’ensemble des dépenses permettant la production d’un bien (ou service). On distingue les coûts fixes (dépenses à assumer quelques soient les quantités produites, ils sont invariables et sont répartis sur le nombre d’unités produites) des coûts variables (qui dépendent des quantités produites). Le coût moyen est calculé de la manière suivante :

Note : le coût moyen diminue lorsqu'on produit beaucoup : c'est ce que l'on nomme économie d'échelle.

Le coût marginal désigne le coût constaté lorsqu'on produit une unité supplémentaire. Il est intéressant de produire tant que la recette marginale est supérieure au coût marginal.

La productivité est le rapport entre la production et les facteurs de production mis en oeuvre pour la réaliser (mesure son efficacité). On distingue trois productivités :




C/ La loi des rendements décroissants :


La loi des rendements décroissants correspond à la baisse de la productivité marginale : chaque salarié supplémentaire amène moins de richesse que le précédent. Elle survient souvent lorsqu'il n'y a pas beaucoup de technologies. Cette loi a été théorisée par Malthus.

VI - Les performances financières des entreprises :



Le compte de bilan et le compte de résultat sont deux documents comptables qui permettent d’évaluer une entreprise et sont établis une fois pas an. Ils peuvent être consultés par des agents de l’entreprise, mais également des agents externes. Cela permet de juger les performances de l’entreprise.

- Le compte de bilan reflète la situation du patrimoine d’une entreprise
- Le compte de résultat retrace les produits et les charges liées à son activité


Exemple de compte de bilan (en haut) et de compte de résultat (en bas).
Source : http://www.carmf.fr/doc/publications/infocarmf/55-2007/bilan.htm

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