La répartition des richesses

Introduction :



Au sein d'une économie, la répartition de la richesse est réalisée d'une façon déterminée. Ce chapitre va donc développer ce sujet : de la répartition des revenus primaires et secondaires au bilan de l'activité.

Les notions clé à connaître

salaire ; profit ; revenus de transfert ; équilibre emplois-ressources

I - La répartition des revenus :



A/ La répartition des revenus primaires :


Tout d'abord, les revenus primaires sont perçus en échange de travail (humain) et/ou de capital (outils annexes ne faisant pas appel à l'activité humaine. Pour plus d'informations voir le chapitre sur la prodution). Il existe 3 types de revenus primaires :

- Le revenu d'activité que l'on appelle souvent "salaire" est la rémunération versée à un salarié d'après un contrat de travail préalablement établi. Il comptabilise égalements les diverses primes pouvant être obtenues. Le revenu d'activité représente 75% des revenus primaires et 80% des salariés français le percoivent.

- Le revenu de propriété : il regroupe les dividendes (part du profit réalisé par une entreprise, perçus par les actionnaires), les intérês bancaires, les loyers (perçus par un locataire). Ce type de revenu représente 20% revenus primaires.

- Les revenus mixtes constituent l'équivalent du revenu d'activité conventionnel pour les entrepreneurs individuels, à leur compte. Il représente environ 5% des revenus primaires.
Exemples de professions libérales : plombier (hors entreprise de plomberie) ; freelance ; médecin généraliste...


Dans l'entreprise, la valeur ajoutée (voir chapitre : Que produit-on et comment le mesure t-on ?) est divisée en plusieurs éléments :

- Normalement, la plus grande part de la VA est destinée au salariés : rémunérations, cotisations... Cette part avoisine environ 70% de la VA.

- Le profit ou Excédent Brut d'Exploitation (EBE) représente le profit : il est par exemple utilisé pour rémunérer les apporteurs de capitaux (Exemple : versement de dividendes pour les actionnaires). Environ 16% de la VA découlant du profit est consacrée à l'épargne dont les amortissements qui comblent les aléas (Exemples d'aléas : remplacement de capital fixe, attaque en justice).




- Enfin l'Etat prélève une part donné de la VA au travers d'impôts.

B/ La répartition secondaire :


La répartition secondaire concerne les revenus secondaires.

- Les revenus de transfert ou revenus de distribution sont financés par les cotisations sociales et les impôts. Ils sont utilisés afin de couvrir les risques sociaux et de réduire les inégalités de richesse.
Exemples de risques sociaux : vieillesse ; chômage ; enfants...

- La redistribution désigne l'action de l'Etat et d'organismes de protection sociale (Exemple : sécurité sociale) qui, en échange de cotisations sociales versées par les ménages, redstribuent cette richesse en versant des prestations sociales à certains ménages qui en ont besoin. Il existe deux types de redistribution :

1) La redistribution horizontale
But : protéger les individus menacés par les risques sociaux.
Qui cotise ? Tout le monde cotise sans exception : le montant du revenu n'influe pas le degré de cotisation.

2) La redistribtion verticale
But : réduire les inégalités de richesse.
Qui cotise ? Logiquement, les plus défavorisés ne cotisent pas. Ce sont ceux qui percoivent un revenu modéré ou élevé qui vont cotiser pour en faire bénéficier les plus pauvres.

Plusieurs postes de dépenses se distinguent : parmi eux, les trois plus gros sont :

1) La vieillesse avec le versement des retraites : 45% des prestations sociales en 2011.

2) La santé (remboursement partiel de médicaments, séjours hospitaliers...) : 27% des prestations sociales en 2011.

3) La famille et les congés maternité : 9% des prestations sociales.

- Le revenu disponible permet d'évaluer le revenu dont disposent réellement les ménages. Il se calcule ainsi :



Note importante : les prestations sociales permettent d'augmenter le niveau de vie et représentent aujourd'hui environ 30% du revenu disponible des ménages : c'est plus de deux fois plus qu'en 1950.

II - Bilan de l'activité : entre équilibre et déséquilibre :



L'équilibre emplois-ressources :


Les représentations économiques :

Généralement, on retrouve deux représentations de l'économie :

- Représentation macro-économique : il s'agit d'une représentation simplifiée, sous forme de triangle. Elle insiste sur l'inter-dépendance des différents agrégats (grandeurs économiques).

- Représentation micro-économique : montre l'interdépendance des agents économiques. Elle met en évidence les flux monétaires (paiement de biens et de service) et les flux réels (fourniture de biens et de services).

La représentation généralement admise est la suivante :



Ressources et emplois :

- Les ressources sont les biens et services mis à dispositions des agents économiques : ils ont deux sources :

1) Le Produit Intérieur Brut (PIB)

2) L'Importation de biens et de services, notée M.

- Les emplois sont les différentes utilisations possibles des ressources. Elles ont quatres sources :

1) La consommation finale des méanges

2) L'investissement, noté FBCF.

3) Les Variations de Stock, notées VS (variation constatée entre deux périodes d'exercice comptable, généralement entre 2 ans).

4) L'Exportation, notée X.

- L'équilibre emplois-ressources désigne l'égalité conventionelle consatée ex-post entre les ressources et les emplois. En effet, une convention comptable fait que le bilan est toujours équilibré : la convention est la suivante :



B/ Les sources de déséquilibres
:

Bien que le bilan comptable soit toujours équilibré, cela n'empêche pas les déséquilibres : il en existe deux types :

1) Déséquilibre import/export :

- Si les importations > exportations : il s'agit d'un déficit commercial.
Exemple : La France est dans une situation de déficit commercial depuis 1995 : il est estimé entre 45 à 50 milliards d'euros chaque année.

- Si les exportations > importations : il s'agit d'un excédent commercial.
Exemples : L'Allemagne et le Japon.

2) Lorsque la croissance du PIB ralentit ou diminue. Un PIB qui croît lentement ou qui décroît influe sur d'autres agrégats (grandeurs économiques) ce qui peut notamment générer du chômage.
Lorsque le PIB diminue, le pouvoir d'achat des ménages fait de même car les revenus primaires diminuent aussi. En réponse à cela, certains embaucheurs vont licencier. Les licenciés seront donc au chômage et verrons leur pouvoir d'achat chuter. Cette procédure peut se répéter à l'infini : c'est un cercle vicieux dangereux.
Selon l'économisme [beu]John Maynard Keynes (XXème siècle), seule l'intervention de l'Etat peut régler ce problème : cete idée est contraire à ce qu'avancent les économistes libéraux.



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